L’écotourisme à La Réunion

Sites naturels, hébergements, loisirs, activités culturelles... Quels sont les différents atouts de La Réunion lui permettant d’être classée comme destination éco-touristique ?

L’écotourisme, que l’on associe au tourisme vert, est l’une des formes du tourisme durable, davantage centrée sur la découverte de la nature.

En 1992 la Société internationale d’écotourisme définit l’écotourisme comme « une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales ».

Pour L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’écotourisme tend à minimiser l’impact sur l’environnement pour le préserver à long terme. Mais il est davantage centré sur la découverte des écosystèmes et implique une participation active des populations locales et des touristes à la sauvegarde de la biodiversité.

  • A La Réunion, qu’en est-il exactement ?

Une identité singulière

L’ile de La Réunion est un petit confetti perdu dans l’océan indien. Vu du ciel, l’ile prend l’allure d’une pépite verte qui émerge du bleu profond de l’océan. Ce petit caillou aux origines volcaniques offre sur sa modeste surface de 2.512 km² une variété incroyable de paysages.

© Serge Gélabert

Une diversité inégalée

Dans une même journée, il est possible de passer de la jungle verdoyante d’une forêt primaire comme Bélouve au paysage lunaire, brun et ocre de la Plaine des sables, avant d’atterrir sur une plage de sable blanc que borde l’eau turquoise des lagons. Chacun de ces endroits exceptionnels possède sa faune, sa flore, son micro-climat et une atmosphère unique.

Cette île tropicale est surprenante et séduit inévitablement toutes celles et ceux qui découvrent ce panel extraordinaire de reliefs et de couleurs chatoyantes.

Un passé agité

Adossé à ce cocktail détonnant qu’offre la nature, l’histoire particulière de La Réunion a fait naître un métissage culturel et social unique en son genre. De ces rencontres entre ethnies aux cultures et aux religions si différentes est né quelque chose d’unique, malgré toutes les difficultés que cela peut comporter : l’art du vivre ensemble. Il y a un seul peuple réunionnais, une seule culture marquée par une profonde authenticité et par son hospitalité naturelle.

© Serge Gélabert

  • Actions politiques et distinctions internationales

Afin de préserver ce patrimoine et conserver durablement ces différents éco-systèmes, les autorités locales ont décidé de la mise en place d’espaces protégés :

– le Parc national de La Réunion a été crée le 5 mars 2007. C’est le neuvième parc national français. Il est engagé dans la protection des milieux naturels de l’île et s’efforce à préserver La Réunion d’hier et de créer celle de demain.

D’une superficie de 105.447 hectares, il couvre 42% du territoire et comprend les cirques de Mafate, Salazie et Cilaos et le volcan du Piton de la Fournaise.

– La Réserve Naturelle Marine de La Réunion (RNMR) voit le jour en 2007. Elle s’étend sur environ 40 kilomètres du Cap La Houssaye (Saint-Paul) à la Roche aux oiseaux (Étang Salé). La réserve protège la totalité des lagons sauf celui de Saint-Pierre. Les récifs coralliens dits récifs « frangeants » renferment une biodiversité remarquable (plus de 3.500 espèces dont 1.200 de poissons, 1.300 de mollusques, 190 de coraux durs)

> La richesse de ce patrimoine géologique et vivant vaut à La Réunion plusieurs distinctions internationales :

– Le 2 août 2010 les Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion ont intégré la liste des biens inscrits au patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO. Ces Pitons, cirques et remparts correspondent à la zone centrale couverte par le Parc national de La Réunion soit 42% de l’île pour une superficie de plus de 100.000 hectares.

L’organisme précise « Le bien renferme une grande diversité d’escarpements, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire. La faune et la flore qui s’y trouvent sont exceptionnelles par leur diversité et leur caractère endémique ».

– Inscription sur la liste des 34 hot-spots de la biodiversité mondiale

– Intégration de l’archipel des Mascareignes dont La Réunion fait partie, dans la liste des 10 hot spots mondiaux de la biodiversité marine

– Présence dans le top 10 des destinations éco-responsables dans le monde

© Laurent Bêche / Réserve Marine

  • Une volonté de structurer l’écotourisme

Fort de ces richesses inestimables, l’ile cherche depuis plusieurs années à mettre en place une économie circulaire vertueuse dans laquelle acteurs touristiques, voyageurs, locaux et nature cohabitent de façon harmonieuse et pérenne.

L’objectif étant de créer les meilleures conditions de découverte de l’ile en conciliant activités humaines et préservation du patrimoine naturel et culturel.

En matière touristique, qu’il s’agisse d’hébergements, de restaurants, de loisirs de plein air ou encore d’activités culturelles, plusieurs prestataires se sont ainsi engagés dans la voie du tourisme durable et dans la préservation des milieux naturels de l’Île.

© Cana Suc

Chez ces acteurs résolument tournés vers la responsabilité environnementale, les prestations et expériences proposées au client sont alignées les critères d’un développement durable.

Ils contribuent ainsi individuellement à renforcer le caractère écotouristique de La Réunion en structurant un lien avec la nature qui limite l’empreinte humaine. En invitant réunionnais et voyageurs à pas être simple spectateurs des atouts du territoire mais à profiter de ces merveilles dans le respect de leur fragilité, ces acteurs touristiques sont devenus des référents en matière d’écotourisme à La Réunion.

© Rando Volcan

Souvent déjà très investis à titre personnel dans la limitation de leur impact environnemental, les acteurs identifiés « Activités écotouristiques » que vous trouvez dans notre futur espace respectent une charte bien précise.

Non officielle, la charte a été conçue pour s’adapter à la réalité du terrain et aux spécificités bien particulières propres à l’ile de La Réunion. Cette charte se veut donc à la fois objective, évolutive et incitative afin d’encourager d’autres acteurs à s’engager dans cette approche. L’ambition de cette démarche étant de créer une dynamique d’ensemble pour que l’écotourisme devienne une norme dans le développement du secteur.

Pour afficher le label « Activité écotouristique Réunion », les acteurs touristiques doivent satisfaire à 80% des points de contrôle de la charte.

> Parcourir les activité écotouristiques <
(espace mis en ligne en avril 2021)

Voir aussi :
> La Carte du Top 50 des randonnées
> Les plus beaux bassins et piscines naturelles de La Réunion
> Les meilleurs points de vue de La Réunion
> L’île en images
> 2 semaines à La Réunion : que faire ?
> Vidéo : La Réunion , une terre de diversité
> Vidéo : Cirque naturel de Mafate
> Vidéo : Vallée de Takamaka

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